* En tant qu'objet

* I'm the queen of rodeo

le 20/02/2008 à 11h42
[x. You're the man, I'm the girl,
We look good together
You with your hat, me with my boots
We are, we are, the dandy cowboys .x]



Trois coeurs sur la main, mes boucles d'oreilles en forme d'ailes d'ange, Soko et April March dans l'iPod, un sourire un peu triste, les mots de Castillon sur l'âme et l'envie de m'évader dans le ciel. Je dessine des grappes d'étoiles immenses sur mes cours et les profs me regardent du coin de l'oeil. Je chante, je danse, je m'imagine avec un chapeau de cowboy et une belle robe noire à valser toute la nuit sous les étoiles. Je me fais poursuivre par un travail monstre, mes rêves sont emplis d'oligo-élèments, de médiane et de littérature gothique, c'est bien laid tout ça.
Je veux ma séance d'abdos-fessiers quotidienne, je veux du temps pour moi, lire un livre sur ma fenêtre, berçée par les rayons du soleil. Je veux prendre le bus, me promener sur le port, commander un coca sur la terrasse d'un restaurant en regardant la mer, me perdre dans ma librairie préférée et finalement ressortir sans rien pour rentrer à la maison le coeur joyeux. Je veux pouvoir faire du basket en short-bikini, m'arracher les genoux, me faire porter par mon équipe et avoir mal au coccyx pendant deux jours. Je veux m'échapper de la maison, comme il y a deux ans de cela, par la fenêtre et me promener dans les rues peintes par les ténèbres et me vautrer sur mon lit en étant persuadée que quelqu'un m'a suivie.
Je me cache, je me faufile entre deux sentiments. Allez-vous en! Je ne vous veux pas, je ne vous veux plus, vous me faites mal parce que vous me faites ressentir. Je n'aime pas ça ressentir. Ca fait trop de choses dans mon corps. Je suis fragile et sensible, ne l'oubliez pas alors détournez-vous. Je ne suis rien, je suis tout.
Le fond et le néant.
Tu me traînes à genoux dans la boue et puis tu me jettes dans cette chapelle de pierre avec ce sourire Je t'aime ou presque, je n'en sais rien, je veux que tu m'aides mais tu n'es qu'un jouet entre mes petites mains de gamine, je caprice autant que je veux, je pleure, je te fais pleurer, je te bousille tes jours, tes semaines, je fais semblant de me sentir coupable, mais je continue quand même, naïve que tu es, je m'en lèche les babines, je m'absente, je te laisse seule, je te dis dis pardon mais voilà, tu n'es rien.
Ses* bras me manquent, je l'avoue, le monde me semble flou, il va trop vite pour moi. Affalée sur le sol, j'attends que tout se calme. Monde, ne tourne plus, arrête-toi, j'ai le mal des étoiles cruelles. Monde, arrête-toi donc, je ne dompte plus rien. Mais non, il continue, danse, danse ma jolie demoiselle, la lune te paraîtra plus belle dans ma valse fantastique.
Entre deux sourires, je gribouille quelques mots sur une feuille en vrac, je ne t'écoute pas, tes mots sont sans goût et je les connais sur le bout du coeur. Parle-moi, tais-toi, enlace-moi, éloigne-toi. Je n'en puis plus.

A mes genoux, tu n'es rien.




[x. Hang up the chick habit
hang it up, daddy,
or you'll be alone in a quick
h
ang up the chick habit
hang it up, daddy,
or you'll never get another fix .x]





Soko_The dandy cowboys <3 <3 <3 <3 <3
April March_Chick habit <3 <3 <3
BB Brunes_Dis moi <3 <3 <3 <3
BB Brunes_Perdus cette nuit <3 <3 <3
Tryo_Les nouveaux bergers <3 <3 <3 <3


[ Il ne me vole plus. Je me vole toute seule* ]

I love Batman <3

* Il est parti, c'est ainsi

le 15/02/2008 à 20h21
Je n'ai pas de raisons particulières pour sourire aujourd'hui. Le ciel ne nous tombe pas encore sur la tête alors tenons-nous la main, trinquons, baisons et promenons-nous dans les bois. Mais je t'en supplie, ne gâchons pas tout ce qui peut nous rendre heureux. Simple coup de tête ou autre. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Peu m'importe. Emmène-moi dans n'importe quelle direction. Je ne prendrais pas les chemins de traverse. Pas encore du moins mais énerve-moi et je te cogne. De haut en bas. De bas en haut. Jette-moi à la mer, je nagerai avec les dauphins ou je me noierai dans les abîmes avec les fossiles perdus dans les ténèbres.
Je traverserai le monde avec toi s'il le faut mais tiens-moi la main, je la prendrai, ne t'inquiète donc point mais tire-moi, la force me manque, l'air aussi. Je m'étouffe, le noir se fait, viens-moi en aide, tu verras, tu ne le regretteras pas. Je te ferai voir de toutes les couleurs, du bleu, du rose même du vert fluo. Je suis une fille imaginative mais n'aie pas peur, ce serpent ne te croquera pas, il est à moi. Evite le nuage, il ne m'aime pas et m'étouffera encore plus.
Mon coeur, je ne le sens plus, mon coeur, entends-tu, l'organe ne bat plus.
Que fais-tu? Ne me lâche pas dans cette abysse, ce n'est pas la destination finale de notre voyage.
Mais que fais-tu donc? Tes pas se détournent de moi, de nous et de notre destin. Ne me fais pas cela, tes flèches m'empoisonnent et m'emprisonnent dans cette cage de verre. Ne pars pas, je t'en prie. Mes mains se perdent, mes cheveux tombent, mon bras se détache, tu me fais épave et ruine. Je suis une poupée, comprends-le.
Nous avions pris le bon chemin, nos pas étaient cadencés et nos phrases réalistes. Alors pourquoi t'éloignes-tu, pourquoi as-tu mon coeur dans ta main? Qu'est-ce que ce trou dans ma poitrine qui saigne avec cette abondance aveuglante? Je pleure, tu vois, mes perles coulent et mouillent la terre déjà trempée par mon sang.
Je te hurle, je te crie, ne me laisse pas, ne me lasse pas, tends-moi la main, attrape-moi, je serai ton aveugle d'une nuit. Tu me dis détruis-toi ma jolie, ma belle, ma dame, tu es un poids, un poids magnifique avec ta bouche pulpeuse mais un poids tout de même, je t'ai eu, toi et ta virginité, ta valeur n'est plus. Je n'entends plus les pas, je ne vois rien, la douleur me tient à la vie avec ce sadisme subtile. Je ne vois pas en quoi la vie est belle. Je ne suis rien. Il m'a volé, abandonné et laissé pour morte dans ce gouffre qui me prend à la gorge. Je lui ai tout donné et je suis là, lasse, en pleurs, effrayée par ces ténèbres engloutissant.
Mon roi se déchaîne, ma reine est morte.

Il est parti.




Lorie_Je vais vite
Clara Morgane_J'aime
Pour mes délires...mais je me rattrape avec:
Daft Punk_Aerodynamic <3 <3 <3
Daft Punk_Face to face <3 <3 <3
Feist_One evening <3 <3 <3 <3

* My heart, please

le 07/02/2008 à 17h29
Mes journées ne se résument malheureusement pas qu'au teint blanc de mes geisha, aux mots tordants de mes livres, au vent sous ma robe bleue et ses éclats de rire. Je saute du coq à l'âne, d'Elle à Eux, à ses chagrins à leurs fous rires, du plein au vide. C'est contradictoire, paradoxal et énervant.
Je tourne sur moi-même, ma robe vole, mes cheveux se mêlent un peu plus, ça les fait rire et finalement, j'arrête, les abdos explosés et l'esprit qui vrille. Je leur affiche un sourire légèrement arrogant, tu vois, je tourne et je ne tombe pas. En tout cas, je ne tombe plus. Je rentre dans ce magasin bondé, je trouve de jolies choses que je n'aurais jamais osé porter il y a quelques mois de cela. Je pousse, je rentre dans le tas, je grogne mais avec un heureux sourire. Tu me dis que je suis magnifique et puis tu t'en vas, sans un je t'aime, sans un baiser, je reste en plan comme ça et j'admire le vent.
Dans tous les sens du termes.
Tu n'auras plus mon regard, mes yeux ne t'accorderont plus autant d'importance, tu me perds dans tes mots, dans tes câlins, dans tes lettres qui ne veulent rien dire. Détourne-toi, je n'en veux plus.
Je griffonne deux ou trois mots sur mes cours de maths en souriant au prof pour qu'il arrête de me regarder avec ses yeux de hibou. Oui, m'sieur, c'est une suite géométrique. Et mon crayon trace tout ce qui me passe sur le coeur, des morceaux de chansons ou de livres.
Je descend les escaliers avec prudence parce qu'il y a du vent et que le vent me fait voler, je suis trop légère mais le nutella n'y fait rien.
Je cours en pleurs aux toilettes pour sécher ces sales choses qui coulent de mes yeux, pour que tu ne vois pas l'impact de ta tristesse sur mes écluses des yeux, pour qu'ils gardent l'image de moi souriante et rêveuse. Je reviens comme si de rien n'était, je réussis mon oral d'anglais renforcé, j'apprends que je vais en Grèce l'année prochaine, que je n'aurais qu'une heure de grec, je vois un beau papillon, c'est tout simple mais la journée reprend de ses couleurs.
Je leur fais un discours pour fêter notre un mois, à vous, à votre folie, à la mienne, à son départ, à ma bague donnée, aux escargots et tout ce que vous désirez. Peu importe. Je fais passer ma bouteille de coca, je les embrasse sur la joue, la cloche sonne alors je m'empresse de partir, pas pour les cours, juste pour me dire que tout va bien.


C'est un néant rempli de plein petites choses qui forment, au fur et à mesure, un amoncellement de vie.




Téléphone_New York avec toi <3 <3 <3
Tété_Le meilleur des mondes <3 <3 <3
Carla Bruni_Quelqu'un m'a dit <3 <3 <3
Tryo_Les nouveaux bergers <3 <3 <3 <3
Amy Winehouse_Back to black <3 <3 <3
Amy Winehouse_You know I'm no good <3 <3 <3 <3
Camille_Ta douleur <3 <3 <3 <3
Queen_Don't stop me now <3 <3 <3
Marc Lavoine_Dis moi que l'amour <3 <3 <3
David Guetta_Baby when the lights go out <3 <3 <3

[ Emmène-moi* ]
C'est un peu comme regarder la pluie tomber par la fenêtre après une petite séance d'abdos-fessiers. J'avais cette même sensation de légèreté : tout ce que je n'avais pas pu libérer au cours de la journée sortait à travers cette énergie. Mes abdos se contractaient presque douloureusement et je m'arrêtais seulement quand mon souffle se coupait d'un coup sous la douleur. Non, ce n'est pas conseillé mais c'est comme ça, et uniquement de cette façon, que je sentais mon corps travailler et s'épuiser toujours un peu plus.
Pour dire vrai, des tonnes de pensées se bousculaient dans ma tête et trottaient douloureusement sur mes neurones. Il y avait cette belle journée, cette rentrée sans aucun cours, passée avec les amies et leurs imitations du diable de Tasmanie, ses sourires à Elle* et l'attente insupportable d'être le soir pour pouvoir rentrer main dans la main avec Lui*.
Et c'était ça ce moment de légèreté. L'entendre rire, me raconter sa journée, me chanter sa chanson à la chorale, me dire qu'il était heureux de me voir...Mon coeur flottait, s'envolait, au fur et à mesure de ces mots, et slalomait entre les étoiles juste histoire de ne pas se heurter à plus magnifique que ce moment.
Ce que je ressens en ce moment se résume même dans "scrogneugneu"...
Hinhin.




Tété_Mon trésor <3 <3 <3 <3


[ C'était nous deux* ]

* A vrai dire, c'est illisible

le 23/01/2008 à 15h54

[* C'est pas qu'on s'sente différent
Q
uoique des fois un peu si
On comprend pas bien les gens
Alors on s'exclut de la partie
Un sentiment bizarre
Que le monde est peuplé de crétins
Mais nous c'est pas pareil
On dit pas qu'on regarde TF1 *]

Ce que je ressens...<3


L’
année commençait pourtant tout doucement, tranquillement et légèrement. Juste histoire de ne rien bousculer. J’avais absolument tout mon temps pour cela alors j’avais la triste illusion que le début serait calme et la fin tourmentée. Pour ne pas changer, il faut l’avouer.

Hélas, tout s’est enchaîné rapidement, trop rapidement.

Alors, je trace un trait, un minuscule point sur toute cette histoire, mon âme et moi, nous faisons de notre mieux pour ignorer l’abysse habituelle qui guette la moindre de mes faiblesses. Mais bon. Ma vie se lasse déjà des jours, ma bonne humeur s’effrite un peu sur la stupidité humaine, mes sourires perdent un peu de leurs couleurs, nos danses se stoppent peu à peu sur une ultime note de chanson troublée, mes pas s’égarent et mes doigts ne caressent pas autant ces cheveux que je le voudrais.

Néanmoins, l’envie de conquérir le monde ne me quitte toujours pas mais mes plans machiavéliques me paraissent translucides à côté de la vie. C’est regrettable dans l’ensemble car, quand je suis assise sur ma fenêtre une fois la nuit tombée, je sens le vent pénétrer dans mes cheveux, les étoiles rafraîchir mon cœur et les mots affluer au bord de mes lèvres. La force s’empare de moi et c’est avec conviction, puissance et énergie que je vois déjà mes rêves se réaliser. Je me sens comme une reine, une reine qui avait manqué plusieurs fois de tomber sur le sol en montant sur cette saleté de fenêtre et qui montait ses objectifs à conquérir un monde qu’elle comprend à peine.

Si c’est pas pitoyable ça.


* Le jour est encore loin

le 13/01/2008 à 14h33

Le voyage était épuisant, crevant, fatiguant et insupportable. Mon iPod crachait du Tryo à fond dans mes oreilles et je souriais, un peu ironiquement, car la migraine pointait le bout de son nez dans mon cerveau. Mais les montagnes étaient tellement belles avec leurs robes voluptueuses de nuages que j’ai fermé les yeux pour m’envoler par la fenêtre et m’échapper de mon tourment. Mon cœur décrochait l’immensité du ciel à force de battre aussi fort à ton souvenir. A ce souvenir.

Arrivée à destination, j’essayais de descendre du bus sans me ramasser pitoyablement, mais la migraine, la fatigue et la tristesse ne m’aidaient pas beaucoup. Je coupais mon téléphone et hop, à l’aventure compagnons. C’est étrange, je connais cette ville par cœur, j’ai caressé tous ses arbres, sauté dans toutes ses flaques de boue,  partagé tous ses rayons de soleil et pourtant. Pourtant, elle n’avait pas la même allure. Je la voyais comme avant, il y a 5 ans de cela, comme quand nous nous promenions ici et là, à la découverte de nous-mêmes. Des valses, des sourires, des fous rires, des cachettes, des secrets, des sucettes volées, de vieilles chansons fredonnées. Ce n’est plus là maintenant, tout a disparu et il n’en reste que quelques traces mais à quoi bon.

Je suis monté bien haut pour trouver un bouquet magnifique qui t’aurais fait sourire, un sourire couleur cerise. Je me suis agenouillée sur toi et la suite n’est pas très distincte.

J’ai changé, t’as vu, c’est étrange, je sens ma main qui passe vers l’avenir et ça me fait sourire tu sais mais j’ai un peu mal quand même. Je sens encore un peu ta chaleur me quitter mais aussi les larmes que j’ai versé à ce moment là en te disant qu’il ne fallait pas que tu me quittes, qu’il fallait que tu restes parce que sinon je n’aurais plus personne avec qui partager mon chocolat, et les chansons n’auraient pas la même saveur sur ma langue. En plus, je n’ai plus ma touffe de cheveux. Je suis heureuse et amoureuse, perdue également mais je m’accroche. Mon iPod, c’est mon meilleur ami, Il* a changé, l’année 2008 s’annonce bien, le ciel est un peu gris, si tu le voyais, t’en pleurais soeurette…

En la quittant, je me sentais libérée de ce lourd poids et je me suis dit que j'irais bien le voir pour me noyer sous ce plafond décoloré aux allures de ciel magnifique.


Camille_Ta douleur <3 <3 <3 <3
Rose_La liste <3 <3 <3 <3
Le Come Back_Way back into love <3 <3 <3 <3
La Rue Kétanou_Ma faute à toi <3 <3 <3 <3

Ca faisait 5ans le 10.

Je pense toujours à toi.
Je t'aime ma bien aimée <3.


[ Ca fane dans ma cage thoracique* ]

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