Ceci n'est pas un texte en lui-même. Plutôt une lettre. Pour Elle.
[ Alors j'ai éteint la télé,
Mais je n'ai pas trouvé le courage
Par la fenêtre de me jeter.
Mourir d'amour n'est plus de mon âge ]
Je voulais connaître les bras de cet ami, savoir l’effet que cela pouvait me procurer au fond du ventre. Je désirais me rappeler la saveur d’une autre peau et les frissons que cela importait. Et à ce moment là, abandonnée contre lui, j’ai su que la magie prenait différente forme entre mes doigts.
Bien entendu, j’ai pensé à lui, mon Ailleurs, au premier regard mais tout est très vite parti. Nos lèvres se sont emmêlées au moment même Harry Potter mêlait les siennes à celles de Cho Chang. La suite est une valse sensuelle.
Je n’ai même pas cherché à résister malgré la journée passée avec toi, petite sœur. Une fois de plus, nous avons parcourue cette stupide ville en attendant l’ouverture des magasins, me rappelant de temps à autre les moments avec Lui. Je voulais plusieurs fois te balancer sur les gens pour que tu attrapes leurs lunettes pilotes. Mais, rien à faire, va savoir pourquoi toi, tu ne le voulais pas.
Devant la vitrine de cette agence de voyage, je crois que si j’avais pu, je serais rentré pour demander un billet pour Tahiti. Aller simple sûrement et une fois là-bas, j’aurais improvisé. Histoire de ne pas changer les habitudes.
Devant cette glace aux deux chocolats, tu étais pensive, ta cuillère dans la bouche. Les « rien » aux « qu’est-ce qui se passe ? » ne suffisent pas avec moi, je suis têtue, pas autant que toi mais tout de même. Mais, je n’ai pas insisté car je sais très bien que tu me le diras quand tu seras décidé. Ou pas.
Je suis bien consciente du changement qui s’est opéré depuis un an de cela mais malgré tout, malgré nos disputes en ce mois de janvier, malgré mes pleurs entre deux cours, nous sommes toujours là. J’ai passé la plupart de mes vacances dans mes sulfureuses montagnes en sa douce compagnie. Je me souviens très bien de ton message. « La petite sœur a été remplacé par un dragon ». Tu n’avais pas totalement tort mais regarde où ça m’a mené. Mon cœur a volé pour lui et ses beaux yeux, et tous les jours, il prenait une place plus importante dans la chose fébrile me servant de cœur. La chute, à laquelle je m’y attendais tant, est loin d’être glorieuse mais j’ai négligé mon dragon aimé pour une conquête du monde, simple illusion rappelée au détour de quelques sous-entendus. Je passe de nouveau mes nuits à écrire après avoir saturé de Harry Potter, de Pim’s à la cerise et de Coca. Je l’aime ce dragon, malgré son erreur mais il y a un manque dans ma vie sans lui que personne ne saura combler proprement. Mais jusque là, je n’avais pas versé toutes les larmes qui me noyaient intérieurement. Jusqu’à cette nuit.
Après cette fameuse valse sensuelle, je me suis réveillé aussi soudainement qu’un battement de cil, en priant que la chaleur près de moi soit la sienne. Mais, je ne voyais ni sa peau bronzée, ni ses muscles, ni son beau visage endormi. J’ai soufflé de désespoir.
Puis, j’ai pleuré.
Je pensais à mon Ailleurs, ses baisers, ses sourires, sa personne entière qui touche, à mes yeux de jeunes femme amoureuse, la perfection. Réveillé par les bruits étouffés de mes sanglots, Pascal me prit dans ses bras sans un mot. Ce simple enlacement, une main au bas du dos, l’autre dans mes cheveux, m’a apaisée plus que n’importe quoi d’autre.
Quand j’ai enfin arrêté, j’ignore combien de temps après, il m’a regardée, un grand sourire sur les lèvres, et m’a demandée si j’allais mieux. Ca m’a suffit.
Tu vois, petite sœur, je n’ai pas besoin de grands mots pour me réconforter. M’abandonner dans les bras de ce beau garçon n’est en rien comparable aux moments que je vis avec toi. Mais, ta réaction excessive de l’autre fois m’a fait penser que tu ne me comprenais plus. J’avais plus l’impression de parler avec ma mère qu’avec ma petite sœur de cœur. Quoique tu dises, ce garçon aux magnifiques cheveux noirs ébouriffés a apporté un immense brin de joie dans mes pleurs. S’il n’avait pas été là, qu’aurais-je fait ? Il me fait rire même quand il me murmure « Je pourrais même donner la couleur de ta culotte ». Il égaye mes nuits et je regrette sincèrement que son départ approche aussi rapidement car je ne sais pas ce qui se passera sans lui.
Ma décision concernant mon Tane, je pense l’avoir prise. Je pourrais te faire tout un speech sur les changements que j’ai connu dans ma vie, plusieurs déménagements, une vie envolée ou bien une amitié en poussières, mais ça serait fastidieux. Nous rentrons dans notre dernière année de lycée et mon changement de cette année, je l’ai.
Mais toi, mon amour, mon prince, jamais je ne t’oublierais car tu es à moi. Pour la vie, souviens-t-en. Mais le temps de comprendre n’est pas encore venu. Je t’aime.
[ A Saint Petersbourg
Moi je n'irais jamais
Plus je te regarde
Et plus je sais
Que je t'aime
Mon prince
Mon ailleurs
Mon amour ]
Cali_Elle m'a dit <3 <3 <3
Saez_Saint Petersbourg <3 <3 <3 <3
Saez_Marie ou Marylin <3 <3 <3
Saez_Défoncé, défonce-moi <3 <3 <3
Saez_Monté là haut <3 <3 <3 <3
Tu veux savoir pourquoi je t'appelle Squale? Parce que, là-bas, tu ne pensais qu'à coucher avec moi. Haha. Mon Squale en boite <3
Un an depuis mon retour, soeurette. Cinq ans qu'on se connait. <3
[ Tu es beau quand tu jouis* ]