* En tant qu'objet

* Deceitful executioner

le 25/10/2008 à 20h57

Les gouttes d’eau brûlante dégoulinaient avec grâce sur mon corps. Elles dansaient sur mes courbes, prenant leurs formes, mes formes, et mouillaient ma peau bronzée. Elles chutaient dans mon nombril ou le contournaient avec une élégance inégalable. C’était une danse, toute une danse, qui envahissait mon corps, la moindre parcelle d’épiderme était visitée y laissant une impression de chaleur. Je me sentais enfin libérer de toutes les impuretés de la journée : le sel, plusieurs transpirations de différentes personnes, et même le soleil, l’amertume et l’incompréhension. Les yeux fermés, j’imaginais toutes ces saletés prendre une couleur grise, presque noire, en ces belles gouttes d’eau puis s’écoulaient, ni plus ni moins, dans l’évacuation. Peut être même que la couleur même de ma peau s’écoulait avec elle, me laissant blanche, comme cette salle rêvée ou tout simplement comme ton épiderme, ma Belle.

Mais, à l’intérieur, cachées sous un sourire quelque peu ironique, certaines choses restaient et s’accrochaient de toutes leurs forces à mon esprit. Un soupçon de nostalgie, un brin de tristesse et une montagne de dégoût envers. L’être humain, un être humain, deux êtres humains…Trop. Une puissante tempête s’abattait sur mes organes, provoquant des questions, toujours des questions, et ne cessait de me répéter des mots atroces, ignobles, horribles à mon âme. Un sujet en particulier me tourmentait, une chose bien étrange et lunatique : l’amour. Moi, sans cœur, trop de conscience, je ne ressens cette émotion que pour mes bourreaux. Et, après tout, si c’était ça, l’amour ? Aimer ces bourreaux, ces souffrances, ces douleurs, ces plaies sans cesse ré ouvertes. J’aurais beau dormir mille nuits près de toi, à abuser de ton corps, à abuser de ton âme, que mes sentiments n’existeront même pas. Quelle ironie. Alors, qu’à ses côtés, mes nuits se font plus blanches que la lumière de la lune, une nuit de mes montagnes, une nuit loin de tout.

J’ouvris les yeux soudainement car une brève mais forte douleur, venant de ma cheville, me sortit de ma léthargie hypnotisante. Du sang  se mêlait à l’eau et ce qui devait être, il y a quelques secondes, de simples filets rougeâtres s’étaient transformé en petite flaque rouge claire. De multiples souvenirs me traversèrent le cerveau, anciennes images d’un passé lointain. Passé qu’il ne faut pas remonter. Le laisser enfoui, enterré, désarmé, affaibli, hors de portée de tous. Hors de portée, quoiqu’il en coûte.

On a les bourreaux qu’on mérite.

 

 

 


 

 

 

 

Sweeney Todd_My friends <3 <3 <3 <3

Sweeney Todd_Green Finch and Linnet Bird <3 <3 <3

Sweeney Todd, Tim Burton <3

Johnny Depp c'est l'un des plus sublimes (surtout en psycopathe) <3

Maudite rentrée.

* Away

le 20/10/2008 à 14h37

[x Je me souviens, il me semble
Des jeux qu'on inventait ensemble
Je retrouve dans un sourire
La flamme des souvenirs x]


Un souffle de vent lèche ma peau, qu’emporte-t-il dans les feuilles verdoyantes de ces arbres au loin ? Des esprits, des rêves, des souvenirs, des illusions ? J’aimerais être le vent pour le savoir, pour goûter aux danses du ciel et non pas celles du corps, histoire de changer. Plusieurs vies sont enfermées dans ces arbres, des vies toutes différentes les unes les autres. Une fine poussière d’argent brille en plein vol, gardant pour elle son divin secret et à toute vitesse, elle se dépêche de repartir avec le vent pour cacher ce mystère troublant. Je m’empresse de lui confier mon plus profond secret, l’inavouable, l’impur. De toutes mes forces, je le jette par les pores de ma peau, le chasse de mon cœur avec mépris. Le vent m’entoure, et tourne, tourne, tourne autour de mon corps, et loin de moi, loin de ma vie présente et future, il l’emporte dans la forêt, ajoutant un bout de vie aux autres vies éternelles des arbres.

Je m’imagine, la nuit, les fleurs lumineuses du ciel qui brillent à en faire perdre la tête, perdue dans mes montagnes, dans ces forêts si mystérieuses. Affolée, tremblante, apeurée par l’inconnu, je tombe à genoux sur le sol et m’écorche les paumes de la main, de la terre mélangée aux petites gouttes de sang. Je désespère quand soudain, dans le noir, un murmure s’élève, presque un chantonnement d’une douce mélodie encore étranger aux oreilles des humains. Des silhouettes illuminées m’apparaissent, petites ou grandes mais toutes fines, elles entament une danse lente sous mes yeux ébahis.

Puis, au fur et à mesure que les secondes s’écoulent, le chantonnement s’amplifie. Un chant envahit la forêt et la danse s’accélère, les mouvements se font plus rapides, plus fluides et plus gracieux. J’admire les silhouettes bouger avec cette rare élégance et me rend compte qu’elles représentent des êtres humains aux contours troubles et aux visages effacés. Elles sont ces fameuses vies éternelles. Mon cœur s’illumine et sait alors que ce chant contient le secret de l’univers en lui-même. Il me semble, là, à portée de main, présent en une note plus aigue que les autres mais j’y reste sourde. Ce secret doit me rester inconnu, ignoré et inexploré. Il doit appartenir à jamais à la forêt, à la nuit et à ses belles silhouettes.


 

 

 

 

La petite sirène_Sous l'océan <3 <3 <3 <3

Anastasia_Loin du froid de décembre <3 <3 <3 <3

Cilaos <3

Fête des lentilles, soirée mousse, Eux <3 <3 <3

Je hais le retour à la normal.

 

 

[ Affalée dans ma sérénité* ]


* I'm damned of hell

le 12/10/2008 à 20h34

* Après, j’ai ouvert les yeux et ma respiration s’est affolée. Soudainement. Sans raison.

Et avant ?

Pourquoi faudrait-il obligatoirement un avant ? *

 

* Un début d’après-midi, beau et atroce. Une seule envie me prenait au corps : la fuite. Qui ne mène à rien. Jamais. Mais, je n’aurais pas eu à endurer ça. Pourquoi avoir pleuré ? Parce que d’anciennes blessures s’ouvrent, de nouvelles blessent ma peau, de fines égratignures sans importance qui pourraient malgré tout me faire agoniser dans mon désert. Je tente à peine de les fermer. Laissons les couler. Couler de ce sang maudit, empoisonné, damné.*

 

* Ce cœur qu’il décrit comme froid et lent est loin de l’être. L’oreille posée sur sa poitrine, je sens battre l’organe cardiaque sous mon cerveau ramolli par la tristesse, la fatigue et les médocs. Il me rappelle par ses boum-boum que la vie existe, qu’elle est là, présente en toute chose. Et c’est les joues trempées que j’appréhende le monde à ma manière. Simple. Simplicité. *


* Ne pas oublier l’éphémère de cette vie.*

 

* « _C’est sexuel ?

_Non, pas du tout.

_C’est quoi alors ?

_C’est humain. » *


* Parce que ma Belle, ma Tendre, ma Bien aimée, mon Etoile, ma fragile Mélodie, je t'aime. A mort, à vie, à chaud, à froid, à fleur de peau, à coeur de pierre, à l'aventure, à jamais. *



 

 

Trop de mots donc bouts de mots.

Vacances. Demain, Cilaos <3

Je suis neurotonique, youhou.

Cali_Je m'en vais <3 <3 <3 <3

Tu étais presque belle, j'étais pas loin d'être fidèle (8)

Sexy Sushi_Sex appeal <3 <3 <3

Le sex appeal de la policière me fait mouiller devant derrière (8)

* Silences destructurés

le 05/10/2008 à 17h58

"C'était rien.
Et pourtant c'était beaucoup.
M
ais c'était n'importe quoi.
C'était sa vie."

A.G.

*

*

*



Ce sont ses silences là que je trouble avec des notes douces, bruyantes, légères, violentes, chaudes, gelées, n’importe lesquelles tant qu’elles tranchent le silence de leurs sons pointus. Ce sont ses silences que je hais autant que je chéris, emmitouflée dans un vieux pull en laine, un bouquet de roses blanches à la main. Une visite brève mais reposante qui me redonne le sourire, qui apaise mes douleurs, qui épanche mes peines, avant de redevenir l’adolescente lunatique que je suis. Car, près de toi, mon amour, ma belle, ma bien-aimée, je crève les abcès pesants qui m’habitent et je n’hésite pas à me confier, comme avant. Des changements illimités, des sentiments douteux, les vieilles photos poussiéreuses de mon enfance avec quelques mots sur leur dos, les nouveaux amis, le nouveau Roi, mon nouveau moi…Tout se défile sur mes lèvres. A ne plus en finir.

Mais, il faut bien une fin et je dois me décider à me retirer avant de vraiment mourir seule, l’esprit crucifié sur tes lettres en argent. Je rejoins la civilisation assourdissante et tente tant bien que mal de me remettre. Je souris à leurs compliments pour les calmer. Ils me tendent une bouteille que je vide d’une gorgée. Regards éblouis, étonnés, surpris. Sourire ironique.

Mais mon sourire se fige, se déstructure devant lui et les regards amoureux qu’il me lance. Il murmure un « Je t’aime » à mon oreille et joue avec mes boucles. Tant pis pour toi, tant mieux pour moi. Haussement d’épaule je-m’en-foutiste.

Ce sont ses silences là qui se fracassent encore plus sur mes tempes au fil des années. Ce sont ses silences là qui me bercent de sérénité et de mélancolie. Ce sont ses silences là qui, malgré mes efforts pour entretenir leurs couleurs, ne m’aiment plus.

*

*

*

 

 

Tryo_Jocelyne <3 <3 <3

Tryo_Travailler plus <3 <3 <3

KT Tunstall_Stoppin' the love <3 <3 <3 <3

Louise Attaque_Fatiguante <3 <3 <3 <3

Envie de faire des gauffres. Haha.

Vacances bientôt.

Anna Gavalda, La consolante <3 <3 <3 <3. A déguster avec un verre d'ice-tea pêche, coca ou une smirnoff.

 

 

[ Ne plus se battre contre soi-même* ]


* Mélancolie couleur cerise

le 03/10/2008 à 20h03

C’était étrange. Etrange de le voir évoquer la beauté innocente de ma bien aimée avec une larme perdue au coin de l’œil et un sourire nostalgique dessiné sur le visage. Etrange de voir cet ancien amour d’enfance parler d’un ange avec tant de tristesse dans la voix. Lui seul se souvenait encore de la peau blanche, presque lunaire, de ma belle. Il décrivait le moindre de ses grains de beauté sur ses bras fragiles. Il peignait devant mes yeux ébahis le visage entier de mon amour, n’omettant aucun détail : ses yeux verts brillants d’étoiles, sa fine bouche couleur cerise, son sourire sublime et enfantin qui vous offrait sur un plateau d’argent un bonheur sans limites, ses longs cheveux noirs et lisses qui dégoulinaient sur ses épaules avec une élégance désinvolte. Il se rappelait d’Elle. Et à travers ses mots, je devinais l’amour qu’il lui avait porté quelques années auparavant.

Les larmes coulèrent sur mes joues sans se soucier des personnes autour. Sans même se soucier de la réaction qu’Il allait avoir. Plus rien n’importait. Je retombais dans mon enfance, quand je n’étais pas un objet, quand je n’avais pas cette soi-disante sensualité qui me collait à la peau. De nouveau, je me souciais uniquement du bien-être de mon Etoile, de mes histoires de belles princesses prisonnières, de mon dragon couleur argent et de toutes ces choses que l’on peut considérer comme futiles une fois presque adulte, celles qui rythment une enfance de coups de cœur, de coups de bonheur. C’est ainsi que tout s’entraîne. Que tout s’oublie.

Cet instant ne dura que quelques secondes mais une vague de joie me traversa sans crier gare, un effet orgasmique de goûter encore une fois, sûrement la dernière, un plaisir que l’on croyait égarer à jamais. Je me jetais dans les bras de ce garçon qui savait ne pas oublier et j’y pleurais de tout mon saoul. Il ne dit aucun mot, il ne gâcha pas ce moment d’innocence qui m’avait emporté. Dans cette étreinte, j’étais la petite fille d’avant, celle qui ne savait rien de la vie et qui ne voulait rien savoir, celle qui s’en fichait du monde autant que les valses sensuelles, celle qui n’était qu’une gamine de huit ans qui n’avait pas encore cet hurlement strident dans la poitrine.


 

 

 

SOAD_Violent pornography <3 <3 <3 <3

Superbus_Butterfly <3 <3 <3 <3

Superbus_Sex baby sex <3 <3 <3

Tired.

Miss you ma bien aimée <3

[ Rape my soul. My faith. </3 ]

 

* Fire-paved skies

le 24/09/2008 à 16h56

[ Je suis l'est et l'ouest

Toi le nord et le sud

Rends toi sans mesure

Que le temps me semble beau

L'humain sent si bon. ]

*

*



La nuit avait baissé son voile scintillant depuis déjà quelques heures. Les immenses montagnes se découpaient avec magnificence dans un ciel limpide comme une larme. Chaque étoile regorgeait toujours un peu plus de brillance, comme si un duel lumineux se déroulait tout là-haut : l’une désirait rendre sa voisine envieuse et jalouse d’autant de beauté. Mais rien, parmi tout ce sublime décor, n’égalait la maîtresse, la déesse de la nuit, la dame à la peau laiteuse : la lune. Elle illuminait dans le ciel, fière et dédaigneuse. Ses doux rayons baignaient la ville avec une sauvagerie digne d’un conquérant romain.

J’aurais pu sentir ses morsures grises attaquer mon épiderme si l’amant n’occupait pas déjà ma peau de ses doigts porteurs de jouissance. L’herbe humide se réchauffait peu à peu sous mon dos et mes fesses. Mes pores aspiraient les gouttes d’eau glacées qu’une fine pluie avait laissées. Son corps brûlant se collait contre le mien, ses mains habiles me prenaient par les hanches et la valse voluptueuse nous enflamma tous les deux. Le plaisir montait, me parcourait au rythme de ses violents va-et-vient. Le frottement des gazons sur ma peau fragile ne fit pas taire le long cri qui me prit à la poitrine. L’orgasme allait bientôt me marquer de son empreinte charnelle, il était là, tout proche, près à…

J’ouvris les yeux. Soudainement. Mais, les traits de mon soupirant et le ciel élégant se gravèrent sur mes pupilles.  Je revins avec légèreté à la réalité. Ma chambre était plongée dans le noir et dans un silence de tant à autre troublé par le bruit d’une voiture. Une chaleur étouffante régnait dans la pièce. Mes boucles se collaient à ma peau couverte d’une pellicule de transpiration. Une goutte de sueur roula entre mes seins pour dévaler jusqu’à mon nombril.

Il fallait tout cesser désormais, oublier les corps à corps chaleureux sur l’herbe ou contre les arbres à l’écorce rugueuse, les frôlements bleutés, les frissons lesbiens dans un bar enfumé…Pour un nouveau Roi, je me lie les mains dans le dos pour ne pas être tentée par un corps étranger. Pour un nouveau Roi, je strangule le hurlement amoureusement rêveur en ma poitrine. Je souris.

Rien ne vaut le nouveau.

 

*

*


 

Promis Alexia, je te réponds bientôt.

Oui, vide international sur le blog, cause : Terminal L et discussions téléphoniques avec Lui, haha.

Eths_Ailleurs c'est ici <3 <3 <3 <3

Feist_1 2 3 4 <3 <3 <3 <3

 


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